5 astuces comment dire votre vérité sans blesser la personne aimée


Avons-nous la profonde habitude de cacher nos vérités afin de ne pas être blessés par le jugement des autres ?


Dans une relation avec les gens que nous aimons, il a été dit que la vérité blesse, et pourtant, c'est le contraire qui est vrai.

Il n'y a aucune vérité qui est trop blessante, et aucun mensonge qui est inoffensif.

Chaque fois que vous dites vos sentiments, vous ouvrez votre coeur à quelqu’un, et chaque fois que vous mentez, même un petit peu, vous vous éloignez de l'autre.

Mais d'où vient cette croyance que la vérité n'est pas bonne à dire ?

Est-ce vraiment la vérité qui blesse l'autre ou bien notre façon de la dire ?

 

 

La vérité blesse

 

1. Vous ne pouvez pas exprimer votre vérité si vous avez peur de la réaction de l'autre !

La vérité n'est pas ce que je fais, mais ce que je suis. Et ce que je suis est ce que je sens à chaque instant.

Quand j'étais enfant, j'ai souvent exprimé mes sentiments à mes parents de ce que j'aimais ou n'aimais pas.

Sans s'en rendre compte, ils me contredisaient en niant mes sentiments ou à me juger et à m'accuser de mes actions continuellement.

Même quand je ne faisais rien !

Mes parents, m'ont ainsi obligé d'accepter de force, par la peur et la culpabilité, leurs réponses et leurs ordres sans poser de question, comme s'ils savaient ce qui était bien pour moi, malgré la douleur que je sentais.

Comment une chose pouvait-elle être mal, quand je me sentais bien ? Comment une chose pouvait-elle être bien, quand je me sentais mal ?

J'avais peur de leur réaction, car je ne voulais pas être blessé.

 

2. Nous mentons pour ne pas se faire juger

Il ne me restait plus qu'à mentir pour éviter la douleur d'être puni et ne pas être aimé par mes parents.

De nier mes vérités et accepter celles de mes parents, qui étaient aussi des vérités qu'ils avaient niées ou menties par les mêmes habitudes apprises que moi.

J'ai ainsi refoulé mes sentiments, mes vérités et les oublier à tout jamais. Tout comme mes parents.

Oublier une partie de moi, de mon être, ma nature et devenir une copie, devenir le produit des autres.

Pouvons-nous voir d'où vient cette profonde croyance que toute vérité n'est pas bonne à dire ?

J'ai grandi, sans m'en rendre compte, avec la peur de la réaction de mes parents et j'ai projeté cette peur dans toutes mes relations.

 

3. Ce sont les accusations qui blessent l'autre

Ce n'est pas la vérité qui blesse, mais la façon de la dire, qui culpabilise l'autre.

Quand l'autre vous dit ou a fait quelque chose qui a blessé votre âme, qui vous a fait sentir mal, avez-vous l'habitude de réagir en l'attaquant avec des jugements et des accusations ?

N'est-ce pas une forme de violence verbale ?

Juger ou accuser l'autre, ce n'est pas dire votre vérité, c'est la dissimuler afin de le contrôler à satisfaire vos désirs égoïstes, car vous avez peur de perdre quelque chose d'essentiel à votre bonheur.

Dans ce genre de situation, il y a l'habitude de voir l'autre comme un adversaire et l'autre vous voit aussi comme un adversaire.

Mais lorsqu'une seule personne ne voit pas l'autre comme un adversaire, alors la paix et l'harmonie sont possibles.

 

4. Votre vérité exprimée ne blesse pas l'autre

Nous n'avons pas le contrôle de la réaction des autres, mais uniquement sur notre réaction. Ainsi, les gens vont nous dire des choses qui peuvent nous blesser jusqu'au jour où notre réaction sera avisée et ainsi ne plus jamais être blessé.

Alors, comment dire notre vérité sans blesser l'autre, sans créer plus de conflits ?

J'ai souvent eu comme habitude dans ma vie d'adulte, de ne jamais dire mes sentiments à l'autre, car sans m'en rendre compte, j'avais cette peur depuis mon enfance.

Lorsque j'avais mal, je réagissais en disant ce que l'autre m'avais fait ou dit et que cela n'était pas bien.

Par exemple :

  • Pourquoi tu me dis cela ?

  • Tu ne fais pas attention à ce que tu fais.

  • Tu devrais faire ceci si tu veux que notre relation fonctionne bien.

  • Tu manques de courtoisie.

  • Quand vas-tu arrêter de m'accuser.

  • Tu es fatigante.

  • Etc.

Tout cela n'exprime pas ma vérité... mais la cache.

Aujourd'hui, je réagis différemment en disant doucement, mais pleinement, mon sentiment et puis de poser une question pour faire réfléchir l'autre à trouver une solution pour être bien.

Je laisse la liberté à l'autre de faire un choix, je ne tente pas de le contrôler afin de le changer.

Par exemple :

  • Je ne me sens pas bien, quand tu me dis cela, as-tu une idée comment faire pour que je me sente un peu mieux ?

  • Je me sens mal, quand tu me fais ceci, as-tu un moyen comment faire pour que je sois bien ?

  • Je n'aime pas tes accusations qui me blessent, as-tu une idée comment faire pour guérir mes blessures ?

 

Je continue à poser la question, jusqu'à ce que l'autre comprenne que c'est la seule issue à notre discussion.

Je n'argumente pas avec l'autre pour avoir raison et ainsi lui donner tort. Cela est un choix moindre.

Si l'autre n'a pas d'idée, alors il va me poser une question si j'en ai une... Ainsi, j'obtiens sa permission et il est en mesure d'écouter.

Je réponds tout simplement, que les affirmations empêchent de se comprendre et s'aimer, mais que les questions fonctionnent à la place, qu'en penses-tu ?

 

5. D'où vient l'habitude de croire que la vérité n'est pas bonne à dire ?

Vous avez cru que vos parents connaissaient votre vérité, mais cela est faux. Ce qui est bien pour vos parents n'est pas nécessairement bien pour vous dans vos sentiments.

J'ai été éduqué à être à la hauteur, à vouloir être meilleur, mais lorsque j'avais un sentiment inconfortable en moi, je n'acceptais pas ce sentiment, car je croyais être plus grand que cela.

Je ne pouvais rien changer, c'était comme ça, peu importe ma "grandeur".

Plus je "contrôlais mes émotions" au devant des autres, et plus je refoulais mes vérités, mes sentiments par cette peur des autres.

Je cachais mes vérités pour être à la hauteur, pour bien paraître, mais sans m'en rendre compte, je bâtissais une profonde habitude de les oublier, d'oublier une partie de moi, d'oublier ma nature.

Ce qui compte est de dire notre vérité, de dire comment on se sent, sans chercher à changer l'autre, mais de réfléchir concernant ses dernières paroles ou actions.

Le changement débute dans la conscience, dans la liberté de choix, et non dans le jugement sans choix.

 


 


Auteur entrepreneur de plusieurs contenus éditoriaux de sites Web et fondateur d'entreprise. C'est la vérité qui libère et non les efforts qu'on fait pour se libérer.