Qui a peur de perdre quelqu'un qu'on aime ?


La peur ne disparaît pas en faisant quelque chose pour la solutionner, mais de la comprendre pour qu'elle arrive à sa fin !


Êtes-vous inquiet dans votre relation amoureuse ou de couple ?

Avez-vous la crainte de perdre la personne que vous aimez et être malheureux ?

En fait, vous n'êtes pas seul, car des milliards de gens vivent ainsi leur relation d'amour.

Mais si vous continuez à réagir par la peur de perdre l'autre en cherchant des solutions pour vous en débarrasser, alors vous aggravez vos malheurs...

Il y a d'autres façons d'être humain, d'autres façons que de vivre dans la peur !

 

 

Peur de perdre quelqu'un qu'on aime

 

La peur c'est croire que l'amour est quelque chose que l'on reçoit des autres

Comme bien des gens, j'ai longtemps vécu en croyant que l'amour dans une relation étant un échange gagnant gagnant...

Je te donne ceci et tu me donnes cela !

J'ai même cru que le plus grand amour était de m'oublier afin de rendre l'autre heureux.

Pourtant, je n'ai eu que des ressentiments à cet égard et des déceptions de plus en plus grandes.

Rien, mais rien n'est plus éloigné de la vérité !

C'est en acceptant ce mensonge inconscient que j'ai pu choisir autre chose, que j'ai pu choisir un autre état d'être différent de tout ce que ce monde m'a forcé à croire.

 

Les attentes causent les inquiétudes puis la peur

En de nombreuses occasions, je me donnais raison en regardant des films, la télévision ou en lisant des livres que l'amour était de rendre l'autre heureux et ainsi croire que l'autre devait aussi me rendre heureux.

Je n'étais pas conscient que cette façon d'être m'apportait beaucoup d'inquiétudes, car je comptais sur ma femme, je comptais sur sa façon d'être et de faire pour me sentir bien, être heureux.

Lorsque j'avais un petit doute, alors je réagissais en cherchant ce qu'elle ne m'apportait pas pour me rendre heureux et ainsi m'inquiéter. Plus l'inquiétude augmentait et plus ma peur de perdre mon bonheur augmentait aussi...

Comme solution à cette peur de perdre mon bonheur, alors je réagissais comme tout le monde en utilisant la violence verbale ou la culpabilité pour changer l'autre et ainsi créer de plus en plus de conflit dans notre relation.

Les attentes envers elle m'empêchaient de bien comprendre ma situation, car j'étais tellement concentré, obsédé sur elle afin de lui demander de "prouver son amour"... ou de "l'accuser" quand j'étais malheureux.

J'attendais d'elle, qu'elle me rende heureux, au lieu d'agir en ce sens !

Par conséquent, je dépendait d'elle, j'avais besoin d'elle.

Quelle ignorance et inconscience de ma part !

 

Je suis ce que je cherche à obtenir

Mais j'ai compris mon erreur, j'ai compris que j'avais été conditionné toute ma vie à croire comme tout le monde, que l'amour était quelque chose venant des autres, et non quelque chose venant de moi...

J'ai compris que si j'abordais une relation en ayant à l'esprit d'obtenir quelque chose de l'autre, donc des attentes, de me faire aimer, avoir un retour, une récompense ou quoique ce soit, alors cela n'était pas de l'amour.

J'ai aussi compris que si je m'oubliais, si je me préoccupais uniquement de tout donner à l'autre, de me faire abuser par l'autre, alors je ne m'incluais pas parmi ceux que j'aimais et ainsi vivre des ressentiments qui pouvaient se changer en colère.

Ce genre d'amour était un version contrefaite par des gens tout aussi inconscients.

Cela n'est pas qui je suis... mais ce que je ne suis pas.

Je ne suis pas la peur, mais elle doit exister afin que je prenne conscience par choix libre, de ce que je suis, de ce que l'amour est !

 

Aimer, c'est ne jamais exiger quoique ce soit !

Souvent, au premier "je t'aime", nous faisons entrer en nous notre plus grande crainte, celle de perdre cet amour et ainsi notre comportement change de l'amour en peur...

De l'amour sans condition en amour avec des conditions, avec des attentes.

Et lorsque ces attentes, ces désirs d'obtenir quelque chose ne sont pas reçus, alors nous exigeons cela de l'autre et les conséquences en sont catastrophiques.

 


Claude Lasanté