Quelle est la première nature de l’être humain, peu importe son âge ?

Première nature de l'être humain

Si je passe ma vie sans connaître ma véritable nature, donc sans avoir un désir ardent ou une passion de me connaître tel que je suis, alors ma vie n’a aucun sens, ma vie n’a aucune joie ni aucune conscience de m’aimer et aimer les autres.

Ma vie a longtemps été monotone, douloureuse et malheureuse, car j’étais conditionné à ne jamais me connaître, à ne jamais m’intéresser à moi, à oublier qui je suis, mais à vivre selon ce que les autres voudraient que je sois, car ils avaient un intérêt à me contrôler.

J’ai alors cherché à les imiter, à vouloir de la reconnaissance, de l’appréciation et surtout leur approbation afin de compenser cette vie de seconde main qui n’était pas la mienne sans m’en rendre compte !

Cette vie où personne de mon entourage m’a inspiré à connaître ma nature sans chercher à m’imposer leur façon de penser, leur raison, peu importe mon âge.

Que s’est-il passé ?

 

Donner une foi aveugle aux autre et ainsi perdre confiance en moi

Durant mon enfance, on a cherché à me faire croire, par la peur et la culpabilité, que j’étais né mauvais et que je devais écouté les autres, croire en eux, leur donner une foi aveugle sans poser de questions et ainsi perdre confiance en moi, ne plus croire en moi, détruire toute initiative en exécutant les ordres.

J’ai ainsi réagi à vouloir prouver que j’avais confiance en moi, que je croyais en moi, que j’étais heureux, mais ma vérité intérieure était exactement le contraire. J’ai nié mes vérités pour bien paraître et être à la hauteur sans m’en rendre compte. Voilà la fondation de ma vie qui a duré plus de 40 ans, mais je suis reconnaissant d’avoir vécu cela  !

Je suis reconnaissant, car cela fait partie du processus de la connaissance de soi. C’est en sachant clairement ce que je ne suis pas, que ce que je suis entre en existence dans mon esprit et ainsi avoir la liberté de choisir entre les deux… Sans ce choix, je n’ai aucun choix et je peux m’endormir dans une croyance qui pourrait être fausse même si des millions de gens y croient !

Je ne peux pas connaître la bonté, si la méchanceté n’existe pas ou si je la nie ou la juge. Si tout était bonté, comment pourrais-je savoir ce qu’est la bonté et en faire l’expérience pure en pensée, parole et action ?

 

Oublier ma première nature faisait partie du processus pour m’en souvenir

Pour prendre conscience de ma première nature en tant qu’être humain, donc ce que je suis, je devais d’abord connaître et accepter ce que ma première nature n’est pas, non de nier ou de porter un jugement sur ce qu’elle n’est pas !

En observant les enfants, ils m’ont rappelé que j’étais comme eux dès ma naissance. Aimable dans les relations sans avoir appris quoique ce soit des adultes, donc un comportement tout à fait naturel en moi.

Ce sont les paroles et les gestes blessants de mes parents, mes professeurs et les adultes en général qui m’ont conditionné l’esprit à devenir ce que je ne suis pas ! Je comprends également, qu’ils étaient profondément inconscients de leurs comportements, ils ne le faisaient pas volontairement ni délibérément.

Leurs paroles avaient toujours quelque chose de caché concernant leurs intentions personnelles à me contrôler. Ils m’ont montré constamment ce que je devais être et faire afin de recevoir de l’amour. Ils m’ont ainsi fait croire que leur amour pouvait m’être enlevé si je n’accomplissais pas ou n’exécutais pas leurs conditions, leurs exigences, leurs ordres et ainsi vivre dans la peur et la dépendance de perdre cet amour.

Je ne voulais pas perdre cet amour et ainsi me sentir indigne, me sentir mal.

J’ai ainsi grandi et entré dans toutes mes relations, peu importe lesquelles, en croyant que l’amour avait des conditions. C’est ainsi, que j’ai oublié ma première nature en vivant contre ma nature.

Ma première nature n’est pas d’aimer avec des conditions et ainsi vivre dans la peur de perdre cet amour et elle n’est pas non plus, d’imposer des conditions aux autres dans ma façon de les aimer.

J’avais cependant un doute que je pouvais me tromper.

 

Comment puis-je m’assurer que c’est ma véritable nature ?

Pour m’assurer de connaître ma vérité et non celle des autres, pour m’assurer d’effacer tous les doutes en moi, j’ai pris conscience que mes sentiments étaient la seule mesure à ce sujet, car personne au monde ne pouvait ou ne peut savoir à ma place, si je me sens bien ou mal.

Mes sentiments sont le langage de mon âme afin de m’indiquer si je fais fausse route ou non concernant ma véritable nature, et non ce que je pense. Si je me sens bien, alors c’est qui je suis et si je me sens mal, alors c’est qui je ne suis pas, mais doit exister afin d’avoir un choix libre.

De plus, je me dois d’être aussi conscient des sentiments ou vérités des autres dans une relation avant de faire quelque chose pour ne pas créer un problème. De poser des questions afin de découvrir leur vérité sans me fier à ce que je crois.